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Dans le cadre du « LabraxTour », et pour sa 4ème édition, l’Open Bar du Golfe du Morbihan a rassemblé les 31 mai et 1er juin 91 équipages traquant le bar dans un esprit très « compét » et « No Kill ». Deux équipages de notre société ont largement participé à cette épreuve. Sur le ponton du petit port d’Arradon (56) donnant directement accès au Golfe du Morbihan, les équipes Jean-Pierre Laurens – Alain Ruter et Sébastien Marest – Olivier Darot sont venues amarrer leurs bateaux dans les meilleures conditions d’organisation et de sécurité. Il faut dire que les 20 bénévoles encadrés par Yves Chalet (président de l’association « Open Bar du Golfe »), Pierre Stéboun et Nicolas Cadiou (pecheaubar.com) avaient retroussé leurs manches en ce dernier week-end de mai pour réunir tous les critères nécessaires à une compétition de qualité (places au port, parking accessible et accueil fort sympathique). Dès le samedi 8h00, sous une brume idéale pour la pratique de cette pêche et après un rappel des consignes (vitesse limitée à 10 nœuds dans le golfe, poissons de 42 cm minimum ramenés vivant aux 5 commissaires répartis dans le golfe, 2 cannes montées maximum par pêcheur, distance minimum de 50 mètres entre les bateaux et surtout émargement des compétiteurs), la majorité des 91 bateaux s’est approchée des veines de courant particulièrement recherchées par le bar. Ce choix a notamment été fait par l’équipe Marest – Darot. Les fonds ont raisonQu’ils soient à bavettes courtes ou plongeants, les leurres traditionnellement utilisés n’ont pas toujours eu gain de cause durant la rencontre. En effet les veines de courant empruntent des endroits plus profonds et nécessitent l’emploi de leurres souples fortement lestés. Montés sur des têtes plombées (entre 30 et 70 grammes) et laissés couler derrière les roches sur les plus hauts fonds, les montages se sont avérés très payants. Certes, cette méthode ne souffre pas d’avarice, car certains concurrents ont perdu plus d’une cinquantaine de montages – à méditer quant à la préparation du matériel ! Les résultats de ce type de pêche portent souvent ses fruits et les chances de « taper » des poissons plus gros sont plus nombreuses. Nos deux compères ne s’y sont pas trompés et ont eu de bons résultats. Plus puristes, Jean-Pierre Laurens et Alain Ruter ont préféré la proximité des parcs (huitres et palourdes) moins fréquentés par les compétiteurs. La véritable traque du bar prend là sa véritable signification. De longues dérives sur les tables, moteur arrêté et utilisation de leurres de surface donnent aux pêcheurs de fortes sensations quand le poisson se décide à attaquer. Certes, les spécimens sont parfois moins gros (quoique !) mais rend l’action de pêche plus sportive. Ce choix leur a donné également d’excellents résultats. Avec des moyens autres, l’esprit compétition a rassemblé également 4 équipes de 2 pécheurs utilisant une embarcation beaucoup plus discrète et ne faisant aucun bruit : le kayac. En fouettant insatiablement leurs mouches le long des parcs à huîtres 8 heures durant, les compétiteurs se sont offerts beaucoup de prises atteignant souvent la taille fixée. Quoi qu’il en soit, les résultats sont là et largement supérieurs aux précédentes éditions. Au cours des 16 heures de pêche réparties en 2 jours, 363 bars de 42 cm et plus ont été pris, comptabilisés et rendus à leur milieu naturel, soit mis bout à bout un total de 163,4m. Sur les 91 bateaux, 88 équipes on été classées (33 sponsorisées et 55 amateurs). Frédéric Lavion et Jean-Christophe Lanchier ont remporté le trophée 2008. Selon les organisateurs, « le cru 2008 » a été de haut niveau et ils semblent vouloir pour 2009 ne rien changer dans cette organisation et garder un nombre d’équipages sensiblement identique à cette année. Un poisson mythiqueSans nul doute, le bar est devenu LE poisson recherché d’une grande majorité de pêcheurs. Certains le pêchent discrètement sans pour cela toujours le respecter, d’autres affirment sa noblesse en le faisant mieux connaître tout en dénonçant son massacre organisé notamment par une pêche intensive sur les frayères. C’est le cas d’associations françaises comme PSB (Pêche Sportive du Bar) ou CBE (Collectif Bar Européen) et quelques autres qui se font de plus en plus connaître en organisant sur nos côtes des rencontres passionnantes pour des passionnés. Rassemblés dans le golfe en mai, réunis aux Glénan fin juin et plus tard en saison aux Abers, les passionnés défenseurs du bar se retrouvent à chaque « rassemblement » et commencent à bien se connaître. Le plaisir des retrouvailles, l’occasion de partager « discrètement » ses techniques autour d’une bonne table sont autant de raisons pour que ces rencontres perdurent.
Alain Ruther |