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Jolies pêches de fin de saison |
Par Emeric Gauvin |
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>> Télécharger l'article en PDF Mer, quand tu nous tiens…
Après un printemps halieutique en dents de scie et des séries impressionnantes de barsets en juillet /août, mes amis et moi-même, pêcheurs invétérés de la baie de Saint Malo, attendions beaucoup de la fin de saison de pêche au bar. En effet, certains d’entre eux sont, de par leur profession, presque tous les jours sur l’eau (c’est le cas d’Ollivier Berry, guide de pêche Malouin, de Thomas Guesny, qui loue et répare des bateaux sur le port des Bas Sablons, et de Thomas Urien, responsable du magasin d’articles de pêche Nautilots) et j’étais donc informé de leurs résultats et des bons coups de pêche à venir.
Ainsi, après le départ des touristes et suite à un gros coup de vent d’Ouest, le nombre de barsets a considérablement diminué, laissant place à des poissons bien plus gros. Le temps était donc venu de troquer les bouillettes contre les boîtes de leurres, et ranger les Tribal XTA et les Aéro Technium 10000XT pour laisser place à nos Diaflash, Antarès, Stradic et Twin Power. La bonne saison montrait le bout de son nez, il ne fallait pas rater ça !!! Mer, quand tu nous tiens… Pendant la semaine de formation (BP JEPS « Pêche de loisir » encadré par mon ami Mickaël Le Poursot), je n’avais qu’une idée en tête : que le week-end arrive pour pouvoir enjamber le franc bord de la coque open de 5 mètres de Thomas et ainsi partir traquer la Bête !! Nous avions pour habitude de prospecter plusieurs types de postes afin d’adapter différentes techniques de pêche pour définir les méthodes les plus propices aux captures du jour. Le but étant bien sûr de mettre « le maximum de bars de notre côté ».
Têtes de roches, courants, laminaires, bancs de sable, j’en passe et des meilleurs (ou des moins bons !). La veille au soir était consacrée à la prise d’informations météorologiques pour tenter d’anticiper les choix de postes du lendemain. C’est surtout le sens du vent et la houle éventuelle qui influençaient nos choix, et aussi, bien sûr, le cœfficient de marée. Le résultat du jour des « copains » nous permettait de prévoir un certain itinéraire de pêche pour le week-end. Et oui, c’est en recueillant le maximum d’informations pour comprendre le déplacement des poissons que l’on progresse dans la pêche de ce poisson de sport.Sand Eel power !! Thomas et moi avions pour habitude de débuter la pêche sur des zones peu profondes pour tenter les bars aux leurres de surface. Si le poisson était là, il était bien souvent réactif, mais cela n’était pas toujours le cas, et encore moins au fur et à mesure que la saison avançait. Dans cette situation, et plutôt que d’utiliser des leurres durs évoluant toujours à peu près à la même profondeur, nous trouvions le leurre souple beaucoup plus polyvalent, et surtout sa descente plus rapide ce qui permet de « gratter le fond » plus vite qu’avec un « sinking ». En effet, au cours d’une même dérive dans la baie de Saint Malo, il y a parfois des différences de profondeur de plus de 10 mètres, et il est donc bien pratique de pouvoir faire évoluer son leurre à des profondeurs différentes plutôt que d’en changer toutes les 2 minutes (ce qui vous fait bien souvent perdre un temps précieux, et surtout rater la dérive !). Il fallait aussi un leurre conséquent pour s’adapter à la taille des proies de la saison, et quelque chose qui soit l’imitation parfaite de ces mêmes proies. Le choix était donc fait, c’était le Sand Eel agrémenté d’une tête plombée Lip Weight qui allait nous permettre d’obtenir ce réalisme. Il ne restait plus qu’à jongler avec les différents coloris pour s’adapter à la couleur et à la turbidité de l’eau, et de choisir le grammage adéquat en fonction du poste pêché. En dehors de certaines conditions particulières, nous utilisions principalement les 20 et 28 grammes même s’il nous arrivait d’utiliser le Sand Eel en « weight less » (très efficace sur les bancs de sable quand l’eau est cristalline). ![]()
En alternant quelques « twiches » à une récupération linéaire ponctuée de quelques pauses (plus ou moins longues selon la profondeur de pêche désirée), on obtient une nage d’un réalisme hallucinant … sans parler de la distance de lancer !!
Je me rappelle de quelques « leçons » que nous avons données aux pêcheurs qui étaient à proximité de nous et qui, certainement, s’en souviennent encore. Notre conclusion était la même pour moi et mes amis :« Le Sand Eel, c’est un leurre qui fait la différence, et pour longtemps !! » Jugez plutôt !! J’illustre également mon article avec le joli bar de Mickaël pris au X Rap 14 prouvant ainsi que les leurres durs fonctionnent encore … il suffit juste de leur montrer autre chose … NB : Amis pêcheurs, pensez à relâcher la majorité de vos prises, et gardez seulement quelques bars compris entre 1.5 et 3.5 Kg (les plus gros sont les meilleurs reproducteurs et les plus petits doivent grandir pour se reproduire). Si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour nos enfants ! >> Télécharger l'article en PDF |