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Destination Mexico (fin 2009) |
Arnaud Brière |
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Cela faisait longtemps que j’avais le Mexique dans le collimateur, et plus particulièrement les poissons coq. En cette fin d’année, ma petite amie m’avait prévenue « tu commences à me casser les pieds avec ta pêche, alors on part tous les deux au soleil !! ». Je lui ai proposé Zihuatanejo, charmante petite station balnéaire sur la côte est du Mexique. « Il est possible que j’aille faire un petit tour à la pêche vite fait le matin, mais c’est tout » ai-je dit…. Bon, je règle le problème tout de suite amis pêcheurs, si vous cherchez une destination où emmener votre épouse tout en taquinant les leurres, Ziuatanejo est la destination qu’il vous faut. Il y a plein d’hôtels vraiment sympas et pas chers, les Mexicains sont adorables et ils font les meilleures Margaritas du monde. Suffisamment en tout cas pour que ma chère et tendre me laisse aller à la pêche tous les jours (il faut dire qu’on attaque très tôt le matin et que vers 13H, on est rentré pour l’apéro). Nous voilà donc parti pour 6 jours de pêche avec Adolfo, un des guides locaux très réputé. D’emblé, il nous calme en nous expliquant qu’il y a très peu de coq à la côte (super !!) et que la pêche est difficile. Nous équipons deux Beast Master 270 XH Shimano (je cherche toujours à en casser une, mais je n’y suis jamais arrivé) de Stella SW5000, garnis de tresse Power Pro 30 livres (il faut lancer le plus loin possible, donc nous décidons de descendre les diamètres de tresse). Ces ensembles se révèleront exceptionnels, et même notre skipper qui souriait en voyant la finesse de nos ensembles a reconnu à la fin avoir été impressionné (il a gardé les deux cannes avant notre départ !). En deuxième ensemble, je monte une Caranx Kaibutsu Light Pleasure avec un Saragosa 8000 Shimano. Ce binôme se révèle top niveau, mais il restera trop puissant pour les poissons de notre séjour. J’ai hâte de l’essayer dans d’autres eaux.
Les deux premiers jours sont décevants, pas le moindre Pez Gallo. Nous nous contentons des chasses de petites carangues et des petits poissons touchés à proximité des roches qui séparent ça et là les plages de sable, orphies, carpes rouges et snappers. Les poppers ne payent pas et nous sortons notre épingle du jeu avec des sticks bait style Skitter walk et X-Rap Walk RAPALA.
Le troisième jour, un peu dépités, nous partons « aux voiliers ». Pour le coup, la zone en est infestée, et nous avons le premier départ 15 minutes après notre sortie du port. Nous essayons de les faire mordre sur nos petites cannes, mais manque de chance, ils attaqueront tous sur nos gros ensembles. Je n’ai toujours pas pris le mien, et la pression augmente quand Michel en ferre un deuxième deux heures plus tard.
Un mois plus tard, lors du salon de Clermont Ferrand, j’ai rencontré Didier Courtois qui revenait du même endroit (15 petits jours après nous en fait). Carton plein avec des bancs de grosses carangues et 20 coqs par jours…. C’est la pêche !
Arnaud Brière
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