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La découverte de nouveaux produits

Par Jean Pierre Misseri

Quelques journées tests

Le Loiret est un département riche halieutiquement et très diversifié en plans d’eau : étangs, réservoirs du canal navigable, canaux ouverts ou fermés à la navigation, rivières avec bien entendu le fleuve royal la Loire.

Le pêcheur de carnassiers, peut, selon la saison, profiter de ces différents sites pour développer sa passion, sans avoir à courir dans toute la France afin de capturer sandres, brochets, perches, blacks ou silures.

Spin tail shad

De retour du Mexique après un voyage de pêche comme tous les ans toujours aussi prolifique et sympathique, je profite de quelques nouveaux produits à tester pour aller me mesurer aux sandres versatiles de Loire à Chateauneuf et Briare et aux brochets du réservoir de Grand Rue avant un passage à l’étang de la Vallée à côté de Vitry aux loges.

Comme dans toute utilisation de nouveaux produits, il y a cette appréhension de l’inconnu mais avec le côté inavoué, mais tellement recherché, du produit miracle qui va nous faire prendre le poisson de notre vie.

Je décide donc de tester, en Loire, le Slow Sinking WildEye Curl Tail Shad et le Spin Tail Shad de chez Storm. J’essaie le premier à Chateauneuf, sur un tombant entre deux et trois mètres de fond où j’alterne une récupération rapide avec des sauts et des temps morts pour une redescente du leurre. Au deuxième passage une touche franche, brutale, mon ferrage est haut mais appuyé, le démarrage du poisson est puissant, en force et sans à-coups, ce devait être un silure car je n’ai revu ni le leurre ni le poisson. Je suis inquiet car il me reste un seul Slow Sinking WildEye, mais après une heure d’essais infructueux, quatre touches successives pour trois poissons récompensent mes efforts et enchantent ma femme qui peut prendre quelques photos avant la remise à l’eau des sandres.

Spin tail shad

Puisque le poisson est mordeur nous décidons d’aller le jour suivant à Briare sur des aplats où j’avais remarqué des activités quand je chassais les canards le soir. Pour le leurre, j’opte le Spin Tail Shad, mais le courant est vraiment trop fort pour maîtriser ce type de produit. Je change de lieu et je prospecte un cul de grève entre le grand courant et le remous créé par ce dernier. Des petits coups saccadés très rapides et une récupération de deux à trois mètres,à nouveau des petits coups rapides et ainsi de suite sur toute la coulée me permettent d’obtenir quelques attaques. Je décide d’accélérer davantage ma récupération ; bingo, la touche est franche et l’hameçon est pris dans la gueule du sandre ; c’est gagné.

Je sais que ma femme veut réaliser des photos de coucher ou de lever de soleil sur un étang. Pourquoi ne pas en profiter pour tenter l’appétit de maître Esox. C’est décidé, la semaine prochaine direction le réservoir de Grand Rue. A notre arrivée, une belle brise balaye l’étendue d’eau. Je décide de prospecter le long de la digue avec un Thundercore Raz’rback en forme de perche franche, c’est un délice. Je le travaille comme un mort manié ; s’il y a un poisson, je suis sûr que je vais le prendre, et en effet dès le troisième lancer, une touche. En fait c’est sa grande sœur de 700 à 800 grammes, deux autres de poids équivalent attaquent le leurre. Elles sont délicatement décrochées et retrouvent leur élément.

Thundercore Raz'r back

Après une heure sans touche, une attaque franche me rappelle que je suis venu pour prendre un bec. Ma joie est grande car le poisson est combatif et il ne semble pas décidé à se laisser attraper sans défense. Dominique est ravie car elle a pu fixer le combat sur la pellicule avant sa remise à l’eau. Il me semble important d’essayer ce leurre dans moins d’eau, afin de voir s’il a les mêmes réactions et surtout s’il est aussi efficace qu’il le parait à la première sortie. L’étang de la Vallée à Vitry aux loges me semble être l’idéal. Après une heure de route et un rapide casse croûte au bord de ce nouvel étang, je prends l’option de pêcher en waders en rentrant dans l’eau, les lancers se font vers le bord et ainsi je peux prospecter toute la rive et j’en arrive à cette conclusion.

Maintenant, une chose est certaine, j’aurais toujours dans ma musette ce Storm Raz’r back car les résultats sont surprenants qualitativement et quantitativement. J’ai vraiment l’impression de pêcher avec un poisson naturel, il me reste à le tester dans le canal mais ce sera pour un autre reportage.

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