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>> Cannes à pêche Shimano SpeedMaster <<
Une matinée de pêche dans l’archipel des BIJAGOS avec Robert MenquetLe soleil élève son disque flamboyant au-dessus des palmiers et des fromagers de l’île de JOAO VIERA, il est sept heures trente et déjà sur le pont de l’AFRICA QUEEN. Les pêcheurs se préparent ou prennent leur petit déjeuner, pendant que les « marineros » affalent les embarcations et que les bossoirs font entendre leurs grincements. La mer, toujours aussi bleue, est légèrement clapotante car une petite brise thermique se lève comme tous les matins et les premiers vautours palmistes décrivent des orbes dans le soleil levant. Ces spots sont constitués de grosses roches et de bancs de sables. Aux flots ils présentent des zones fréquentées par tous les « prédateurs » qui trouvent là un garde à manger suffisamment garni pour satisfaire leurs permanente boulimie. OSMANE, notre « marinero », a fini de préparer le bateau, les cannes et le matériel sont chargés et placés commodément à la portée des pêcheurs. Nous sommes donc parés, même la glacière est là avec les boissons rafraîchissantes car il devrait faire très chaud dans un moment. Nous embarquons donc. Le moteur une fois lancé, et la direction indiquée à OSMANE, nous pouvons admirer le magnifique paysage de l’île de MEIO que nous longeons et laissons à notre droite en nous dirigeant vers Poilão que nous apercevons à l’horizon. Après une demi-heure de navigation, voici le banc de sable de ALBACORES qui émerge de fonds de quinze à seize mètres et présente sur un demi mille sa barrière blanche. Par endroits les oiseaux de mer et les échassiers très nombreux trouvent là un endroit où se reposer et c’est une multitude de sternes à bec rouge qui manifestent par leurs cris leur mauvaise humeur d’êtres dérangées. Aujourd’hui H…. est le premier à propulser un Rapala Skitter Pop de teinte RH aux hameçons renforcés, car hier il s’est fait proprement redresser un triple pourtant réputé solide. Son leurre tombe sur la bordure du banc de sable, à la limite de l’eau dans à peine une soixantaine de centimètres de profondeur. Le moulinet « crisse », la tresse siffle dans les anneaux de la Shimano Speed Master au rythme des démarrages plus puissants et violents les uns que les autres. Enfin au bout d’un bon quart d’heure, voici la première carangue saisie de main de maître par OSMANE et montée à bord. Elle est splendide et nous manifeste sa colère par des grognements. Elle doit peser une dizaine de kilogrammes, c’est une jolie prise qui inaugure bien de cette matinée. La pêche se continue, les prises et les décrochages ainsi que deux casses se succèdent. Nous quittons le banc de sable pour nous rendre aux roches du banc de BICHOS. L’endroit devrait être fructueux, en effet le temps a passé et nous sommes actuellement à la mi-marée. Ces roches, lorsqu’il est possible de bien s’en approcher, ce qui est le cas aujourd’hui, représentent une formidable zone à grosses carangues et grosses carpes rouges. P…est au prise dès son premier lancer avec une grosse pièce qui lui déroule inexorablement le moulinet, pourtant son frein est serré à la limite de la rupture. H….. , conseille gentiment à son ami de…. la suivre à la nage !! Force nous est imposée de suivre avec le moteur car sinon P…va se trouver à court de fil. Manœuvre exécutée avec maestria par OSMANE, et enfin nous pouvons admirer une énorme carangue qui arrive au bateau. Vite sortie, elle doit peser une douzaine de kilos. Elle a été piquée sur un Storm Stick 130 de couleur FLT avec une tresse de vingt quatre centièmes sur une canne ANTARES de trois mètres et d’une puissance 20/50, ce qui est peu compte tenu de la puissance de ces poissons. Cette prise démontre l’habileté de P…. Cette capture sera conservée et confiée au cuisinier qui fera un excellent « carpaccio » qui nous régalera tous. Depuis un moment les « chasses » se succèdent, des myriades de tout petits poissons giclent en faisant bouillonner l’eau et nous n’enregistrons plus d’attaques. Le vent s’est un peu renforcé, la surface de l’eau est plus agitée ce qui gène peut être les carangues. Etant donné la taille des poissons pourchassés je me décide pour une Mitraspoon de 50 grammes après avoir remplacé le triple et les anneaux brisés. Mes deux « clients » semblent septiques, selon eux les cuillers ne sont pas très valables par ici et d’ailleurs ils n’en ont pas. Je lance donc à une bonne distance du bateau, là où vient d’avoir lieu une chasse, je laisse couler ma cuiller et commence à ramener assez vite en animant par de petits coups de scion. Immédiatement c’est la touche violente et le début d’une longue bataille avec un poisson récalcitrant qui va donner du travail à mon Stella 6000 et ma Speed Master 27XH. La « bestiole » sortie, elle accusera la taille de un mètre vingt cinq et approchera les vingt cinq kilos. Une fois la démonstration faite, ma boite à leurre est « pillée » et mes deux compagnons s’amusent comme des fous en capturant ou en décrochant de belles carangues les unes après les autres. Désormais, lors de leur prochain voyage, ils auront des cuillers ondulantes dans leurs boites. Treize heures sont déjà là, et, sous un soleil de plomb nous faisons route pour regagner le bateau base et prendre notre repas méridien à l’ombre. Le bilan de cette matinée à trois pêcheurs : plus de vingt carangues, deux barracudas et un Elops ainsi qu’une vingtaine de décrochages et huit casses. Curieusement nous n’avons pas piqué de carpes rouges, à moins qu’elles soient responsables des casses. Ce secteur des îles BIJAGOS est vraiment très bon, dommage que l’AFRICA QUEEN ne reste pas plus de deux ou trois jours dans cette zone, c’est vraiment un paradis pour les pêcheurs sportifs, mais croisière oblige, d’autres îles nous attendent vers le nord. Robert MENQUET
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