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Week-end du 20 mai, François est venu passer quelques jours en Bretagne dans l’espoir de faire monter quelques bars sur les plateaux rocheux au large d’Erquy.
Nous arrivons sur la rivière en même temps que le soleil, cette éclaircie nous redonne espoir d’autant que nous observons aussitôt des éclosions accompagnés de gobages bruyants. C’est avec le célèbre optimisme du pêcheur que nous entamons cette partie de pêche : ça va MORDRE… Ce petit poisson nageur m’a été particulièrement utile quelques jours plus tôt en animation pêche. Nous étions partis pêcher la perche sur un petit étang et ce leurre a été redoutable sur les bordures. Les zébrés ne résistaient pas à un maniement par saccade (« jerking ») accompagné de phases d’arrêts où le leurre faisait du surplace (suspending). J’étais donc particulièrement curieux de voir ce qu’il allait donner pour la truite. Premier lancer en tête de radier, première surprise. Ce leurre se lance avec une grande facilité, il s’équilibre immédiatement dans les airs et le transfert de billes à l’intérieur permet d’atteindre des distances honorables sans forcer ce qui permet de conserver une grande précision. Quand on connaît l’importance de ces avantages pour la pêche de la truite… Premiers tours de manivelle, le leurre a tendance à se désaxer en traversant les différentes veines d’eau ce qui m’empêche de pêcher suffisamment creux. Je n’ai pas encore peigné la veine principale et résiste à faire un long lancer sur le poste du dessus où une truite gobe paisiblement en fin de plat. Elle a l’air installé, chaque chose en son temps !. Je lance le leurre à quelques mètres et lui fait traverser la tête du radier, c’est au moment où je relève la canne qu’une belle mouchetée choisie de s’en saisir, je n’ai que 30 cm de bannière et après m’avoir gratifié de deux trois remous me laisse seul avec mon leurre qui pendouille sous le scion. Deux touches, deux loupés mais les poissons ont l’air en activité, la partie s’annonce bien. On va essayer de ne pas tout décrocher. Je passe au poste du dessus et me place pour pouvoir tenter le poisson que je voyais gober quelques instants plus tôt. Deux minutes passent et « gloup » gobage au même endroit. Ce poisson a l’air joli, on va s’appliquer. Un lancer tout en douceur, mon leurre arrive sur le poste de la truite, « si elle mord, c’est maintenant », cela ne loupe pas, la voilà prise. Deux, trois cabrioles et une jolie truite d’un peu plus de 25cm est au creux de ma main. Je rejoins François au dessus, il n’est pas en reste non plus, deux ou trois jolis poissons sont venus goûter sa cuillère (une Vibrax N°2). Ces poissons nageurs possèdent des bavettes particulièrement longues pour descendre plus profond. Ces bavettes présentent également l’intérêt de buter contre les obstacles et éviter ainsi l’accrochage. Le Glass Shad Rap s’est montré très efficace à ce jeu là, plus que le Tail Dancer, la différence venant peut être du fait que le Glass Shad Rap possède des billes bruiteuses. Ces dernières ont certainement eu un rôle important vis-à-vis du déclenchement de l’attaque. Une heure passe, notre persévérance n’est pour l’instant pas chère payée, François attaque un poste où la moitié du Lié passe sur un mètre de large, le long d’un vieux chêne. Le Glass Shad Rap remonte en longeant la souche lorsque survient la touche. Le poisson sonde immédiatement en prenant appui sur le courant, s’en est trop pour le 14 centième qui claque net. Dommage cette grosse truite aurait achevé la partie sur une belle note! Il se fait tard, nous sommes attendus et déjà bien en retard, nous rentrons ravis de cette partie de pêche avec toutefois un regret quand à cette grosse truite. Les poissons ont été nombreux, pas forcément très gros mais intéressant à pêcher, bref, encore un agréable moment au bord de l’eau. François GUITARD |