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Prise d’un magnifique Xiphias de 52 kilos à bord du bateau PaPeete II de Patrice Garziglia
Pour le pêcheur de « Big game », le Xiphias gladius reste probablement le poisson de combat le plus mythique. Immortalisé par Pierre Clostermann dans « Spartacus l’espadon » , ce poisson singulier se caractérise tout d’abord par son aspect unique : Son corps est trapu quasiment comme celui d’un thon, son aileron dorsal similaire à celui d’un requin et son rostre plat et fin comme une épée ne ressemble en rien à ceux de ses congénères. Unique par sa robe mais aussi par son comportement, ce poisson présent sur la plupart des mers du globe est un redoutable prédateur de la nuit particulièrement friand de calamars. Durant la journée, il n’est pas rare de le voir paresser en surface. Mais combien de leurres artificiels l’ont laissé dans l’indifférence la plus totale ? Cela fait maintenant trois ans que je traîne quatre « Williamson » de surface aux extrémités de mon plan de pêche, deux sur tangons, généralement des « Little Bad Darter » à une cinquantaine de mètres et deux au centre, plutôt des Crocodog où des Pulverizer à environ 60 et 70 mètres. Ce type de leurre inhabituel au large de la côte d’azur s’est avéré redoutable sur les thons rouges et même sur les germons. J’ai pu toucher quelques Spear fish ( Lancier ) ce qui est beaucoup moins surprenant, mais c’est au mois d’août 2006, que nous avons capturé un magnifique Xiphias de 52 kilos. Après s’être saisi d’un « little Bad Darter » bleu et blanc, et un magnifique combat, il aura fallut 45 minutes à Laurent pour amener le poisson au tableau. En « stand-up » et parfaitement équilibré, l’ensemble, cannes Antarès 20/30 et moulinet Shimano TLD 30 correspondaient vraiment à la taille du poisson. A n’en pas douter, ce combat et les images qui l’accompagnent resteront à jamais gravées dans la mémoire du pêcheur et de l’équipage. Donc un grand bravo à toute l’équipe Williamson pour avoir élaboré ces petits leurres polyvalents et très performants. Patrice Garziglia |