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Rapala X-Rap : essai du leurre de l'année par Christophe Barla |
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Une remarquable distance de lancer Ma première sortie en mer avec ce leurre s’est effectuée sur la Côte d’Azur avec un vent de mer pas possible ! Contrairement à ce que l’on peut penser, dans ce secteur de la France, la mer bouge parfois beaucoup et ce jour là les conditions étaient extrêmes pour essayer un leurre. Très rapidement, la tresse, offrant trop de prise au vent, a rejoint la sacoche, le nylon dans ces circonstances étant favorable. Au premier lancer de mon gamin tout proche, expédiant le leurre dans le blanc de la mer, ni l’un ni l’autre ne vîmes véritablement le lieu de l’impact. Le petit, interrogatif sur la distance de lancer, regarda la Technium Diaflash AX 270 H qu’il avait dans les mains et me lança un «dis papa, elle lance bien cette canne ! ». Il est clair que la puissance de ce modèle était très impressionnante, mais ce n’est pas la canne qui était partie à une quarantaine de mètres, c’était le leurre. En fait, le secret de ces lancers aussi lointains du X Rap, c’est le déplacement de masse vers l’arrière. Facile à lancer, c’est un plaisir d’atteindre des distances importantes.
Au niveau nage, dans ces conditions particulières, le lancer/ramener était la seule solution possible. Au bout d’un quart d’heure, un loup, malgré le froid, est venu prendre par le travers le coloris GGH que j’avais fixé à mon bas de ligne en fluorocarbonne. Il faut dire que cette coloration dans un milieu écumant est très séduisante car ce côté blafard passe souvent incognito dans les eaux laiteuses très agitées. Seule la petite touche de rouge au niveau de la gorge fixe l’attention des prédateurs et déclenche leur attaque. Un peu plus tard, le même jour, transis de froid, les eaux plus calmes de la sortie d’un port tout proche nous ont permis de découvrir les véritables caractéristiques de nage du X'Rap. La tresse de retour sur le moulinet permit de ressentir chaque changement de direction et de garder un contact serré à chaque arrêt. Après le lancer, quelques tirées franches pour prendre contact avec le leurre sont préférables, souvent à l’impact les carnassiers tels que la liche viennent rapidement même en hiver cueillir ce leurre dans le premier mètre d’eau. Ces quelques coups de scion assez secs suffisent pour placer la tresse dans l’axe mais aussi pour décider un carnassier curieux qui ne demande pas plus pour s’en saisir. Après quelques tours de moulinet, on se rend vite compte que c’est un vrai suspending !
Pour le ferrage, le contrôle de vos nerfs est essentiel, ce n’est pas la peine d’être aussi brusque que le poisson, d’autant plus qu’en général le leurre est souvent bien engamé. La plupart du temps une longue tirée souple suffit à bien l’ancrer. En mer comme eau douce, il est tout aussi prenant En eau douce, le X Rap n’est pas en reste ! Les brochets en début de saison n’apprécient pas du tout que ce leurre se moque éperdument de leur tête en s’arrêtant net devant leur nez ! Résultat, bon nombre de brochets ont pris connaissance du piquant des VMC qui équipent ce modèle. La profondeur de nage utilisée par ce poisson nageur convient bien à la couche d’eau que les carnassiers d’eau douce visitent régulièrement. Les perches et en particulier les grosses apprécient la nage souple et moelleuse en récupération lente. Dès qu’elles suivent, il est possible, quasiment sans récupérer de ligne mais simplement avec des coups de scion secs, de faire partir le leurre dans tous les sens. La réaction est rapide. En fait ce leurre possède l’avantage d’être d’utilisation facile en lancer/ramener, si l’on désire véritablement l’animer, dans ce cas l’effet crasy est un déclencheur d’attaque de premier choix ! Christophe Barla, |