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Allons jigger sans retenue

Par Marc Roiron

Pour se faire plaisir, dans la pêche au jig qui est selon moi une pêche très productive, il me fallait des eaux très riches et un skipper hors paire comme Ludovic Kremer installé à Madagascar pour acquérir en un temps record toutes les subtilités de cette technique de pêche moderne.
Le challenge a été réussi…

Après avoir quitté Nosy Bé, nous effectuons 3h30 de bateau pour rejoindre au Nord-Est, l’archipel des Mitsio endroit magique où est installé le campement de Ludovic Kremer.
Durant 5 jours complets, nous avons pêché intensivement au jig avec les précieux conseils de Ludovic.
Nous avons capturé à trois pêcheurs et principalement au jig pas moins de 25 espèces différentes avec une moyenne de 500kg de poissons par jour.
Tous les poissons ont été relâchés en pleine forme après oxygénation, mis à part deux ou trois gardés pour la table.

La subtilité de l’approche

Après avoir repéré les bancs de bonites, il est indispensable d’utiliser l’écho sondeur pour trouver les bancs de carangues situés juste au dessous.
Les mérous et autres espèces sédentaires, sont recherchés au sondeur sur les tombants qui sont indiqués sur les points GPS gardés secrètement à l’abri des regards.
Dans les deux cas, le skipper doit avoir une approche très précise et un immense sens de l’eau pour nous positionner sur la zone la plus productive.

Un grand sens de l’eau est nécessaire

Les courants sont différents d’un jour sur l’autre, le vent peut éloigner ou rapprocher des côtes les bancs de poissons.
Chaque matin le skipper, après avoir consulté son marin, va orienter La pêche en fonction de la météo, soit vers la pleine mer soit vers la côte.
Le sens de l’eau et une grande connaissance des lieux sont alors indispensables pour réussir la partie de pêche.

Une mise en pêche très rapide

Après avoir trouvé la zone, le bateau est positionné dans le sens du courant le nez au vent.
Nous bondissons tous sur nos cannes et les jigs sont expédiés bien en tête du bateau dés que celui-ci est stabilisé.
Sur des zones profondes de 40 à 50 m en moyenne avec une mer calme, 200gr sont nécessaires.
Avec une mer plus agitée l’artillerie lourde est nécessaire, le poids du jig varie de 250 à 300gr selon sa forme.

L’action de pêche

Le pik up reste ouvert jusqu’à ce que le jig touche le fond.
Il est refermé puis le fil est légèrement tendu jusqu’au contact à la verticale du montage.
La canne est positionnée bien à l’horizontale plaquée à l’avant bras, le coude est maintenu près du corps.
Des petits coups de canne secs sont donnés à chaque tour de manivelle.
Ils sont suivis à chaque fois d’une courte pause.
Lorsqu’une touche est ratée à une certaine hauteur de la colonne d’eau le pick up est ouvert
Le pêcheur laisse redescendre son jig 4 à 5 mètres plus bas pour refaire un passage dans le banc de poissons qui est généralement très dense.

Réglage du Stella 20000

Je sais désormais ce que veut dire moulinet bloqué à fond.
Le premier jour Ludovic m’expliquait qu’il fallait bloquer le moulinet car les carangues partaient rapidement dans les roches, après chaque ferrage c’était la casse inévitable.
J’aime bien comprendre les choses avant de m’exécuter.
3 casses plus loin c’était fait, j’ai transité vers un corps à corps puissant avec l’animal.
J’ai pêché 5 jours avec le frein du moulinet bloqué à fond, croyez-moi c’est du sport.

Les Stella 20000 sont heureusement très fiables et les axes sont très costauds.

Matériel utilisé

Canne à jig lourd de Shimano : Jigwrex de 1,52m en 1 brin.
Canne à jig light de Shimano : jigwrex de 1,78m en 2 brins
Moulinet lourd : Shimano Stella 20000SW
Moulinet light : Shimano Stella 8000SW
Tresse Rapala Titanium Braid en 43 centièmes et en 29centièmes.
Bas de lignes de 10 mètres en 150 ou 200 livres Sunline (Siglon)
Pour les jigs :
Abyss Speed 300gr,Benthos 200gr,Vortex speed 200gr,Henning 250gr, Reflect pirk 150gr, Skarpsilda 200gr

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Marc Roiron

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